Préambule : La pratique du trail est une liberté qui repose sur un équilibre fragile. Pour que nos chemins restent ouverts et que notre passion soit acceptée de tous, chaque pilote s'engage à respecter les principes suivants :
Le geste simple : Dire « bonjour » !
En randonnée trail, nous partageons les chemins avec des randonneurs, des cavaliers et des agriculteurs. Ralentir, ouvrir sa visière et saluer d'un signe de la main ou d'un simple « bonjour » humanise le motard. Ce geste brise l'image négative de la machine bruyante et permet de conserver l'accès aux chemins grâce à une cohabitation respectueuse.
Le bon réflexe : Ralentir (notamment pour éviter la poussière).
Face à des piétons, la priorité est la sécurité et le confort de tous. Ralentir permet de réduire le bruit de la machine, mais surtout d'éviter de soulever un nuage de poussière qui rendrait leur balade désagréable. L'idéal est de passer sur un filet de gaz, voire de débrayer si le sentier est étroit, afin de montrer que vous maîtrisez votre véhicule et respectez leur espace.
La règle d'or : S’arrêter et couper le moteur.
Le cheval est un animal imprévisible qui peut facilement prendre peur face à un bruit chaud ou une silhouette inconnue. En coupant le moteur, vous supprimez la source de stress sonore et vibratoire. Il est également conseillé de retirer son casque ou d'ouvrir sa visière pour parler calmement au cavalier : cela permet au cheval de vous identifier comme un être humain et non comme un prédateur potentiel, ce qui calme l'animal et sécurise le passage.
Le cadre : Limitations de vitesse, respect des interdictions et véhicule homologué.
La pratique du trail est encadrée par le Code de la route. Circuler avec un véhicule homologué (immatriculé et assuré) est une obligation légale pour emprunter les voies ouvertes à la circulation. Le respect des panneaux d'interdiction et des vitesses garantit non seulement votre sécurité, mais préserve aussi la pérennité de notre loisir en évitant les nuisances et les conflits avec les autorités ou les riverains.
La protection : Les traces off-road ne se partagent pas.
En Suisse, la pratique du tout-terrain motorisé est extrêmement réglementée et, dans la grande majorité des cas, interdite sur les chemins de forêt et de montagne. Lorsqu'un accès est exceptionnellement toléré ou autorisé, la discrétion est absolue. Partager ses traces GPS sur des réseaux publics entraîne une surfréquentation immédiate, ce qui conduit inévitablement à la pose de panneaux d'interdiction définitifs. "Vivre heureux, vivre caché" est la règle d'or pour préserver le peu d'espaces restants.
L'action : Ramasser ses déchets (et ceux des autres).
Le respect de la nature est le pilier du "Code de bonne conduite" du trail. Emporter ses propres déchets est un minimum, mais ramasser ceux que l'on trouve sur son passage (emballages, bouteilles) est un geste fort qui valorise notre communauté. En laissant les lieux plus propres qu'à notre arrivée, nous prouvons que les pratiquants de loisirs motorisés sont des acteurs de la protection des chemins et non des pollueurs.
Le rôle du pilote : Devenir une sentinelle des chemins.
Le pilote de trail est un allié précieux pour les autres usagers et pour la nature. Si vous croisez un randonneur ou un cycliste en difficulté (blessé, perdu, assoiffé), votre mobilité est un atout pour porter secours ou aller chercher de l'aide. Cette solidarité s'étend au terrain : si vous trouvez un animal blessé, ou si vous constatez un danger (chute d'arbres, glissement de terrain), ayez le réflexe de noter la position et d'en avertir les autorités ou les services forestiers. En agissant ainsi, vous contribuez activement à la sécurité et à l'entretien des espaces naturels pour tous.